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L'Equitation est pratiquée depuis environ 5000 ans.
Si le cheval a évolué lentement, les pratiques équestres elles ont subit
des variations diverses, mais il faut aussi le reconnaître les grands
maîtres du passé nous ont laissé un héritage appréciable qui est trop
souvent méconnu.
Pluvinel (Le Manège Royal et de l'instruction du roi pour monter des chevaux 1615)
déplorait déjà que son enseignement était écouté mais pas suivi et que le cavalier
usait de force et non d'intelligence "Si le mors et le éperons servaient
la connaissance du cheval, que le cavalier serait savant en sortant de la
sellerie et de l'éperonnier..." et dans l' Ecole de cavalerie - F. Robichon de
la Guérinière de surenchérir "je nie toute utilite au mors, aux éperons et aux
lanières, il n'y a rien hors les ressources du cavalier"..et François de disserter
sur les "châtiments des désobéissances" et de conclure par cette belle phrase : On
doit aider et châtier sans faire de grands mouvements ; mais il faut beaucoup de
subtilité et de diligence ; c'est dans le temps que la faute est commise qu'il faut
employer les châtiments, autrement ils seraient plus dangereux, qu'utiles ; surtout
il ne faut jamais châtier un Cheval par humeur et en colère, mais toujours de sang
froid ; enfin on peut dire que le ménagement des aides et des châtiments est une des
plus belles parties de l'Homme de Cheval."
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Écuyer du Roi Louis XV, directeur du Manège royal des Tuileries.François Robichon
de La Guérinière (1688-1751) est le maître incontesté de l'école française
classique, comme en témoigne le renom et l'influence de ses deux ouvrages :
École de Cavalerie (1729-1731) et Éléments de Cavalerie (1740). On doit à La
Guérinière d'avoir établi sur des bases durables les règles de l'équitation académique.
Pages choisies et commentées par le général George Marette de Lagarenne (1903)
Cet officier de cavalerie, inspecteur des remontes, spécialiste de la doctrine française
classique a sélectionné les textes qui permettent de dégager l'essentiel de la pensée
de La Guérinière. Les principes, la méthode apparaissent clairement à travers ces extraits
habilement choisis et commentés. L'appui, le demi-arrêt, les assouplissements... autant de
chapitres qui servent à confronter les conceptions du "Père de l'équitation française" à
celles des novateurs : d'Aure, Baucher, ou Dutilh. L'auteur éclaire ainsi d'un jour nouveau
les bases même de l'équitation à la française
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