|
|
|
|
|
|
Je
ne sais quoi d'étrange et d'enchanté... ", disait
Baudelaire. Cet enchantement j'ai, à mon tour, envie de le léguer
à d'autres générations qui pourraient découvrir à travers
ce livre - ou d'autres - que bien des coeurs ont battu avant
le leur et, le plus souvent, au rythme de vers inoubliables.
Voici une anthologie intime de ce qu'à mes yeux, les hommes
ont créé de plus sincère, en soupirant et en souffrant.
N'est-ce pas souvent de la douleur que naissent les chants désespérés
dont on sait qu'ils sont parfois les plus beaux, comme ce
quatrain d'Aragon : Mon amour il ne reste plus Que les mots
notre rouge à lèvres Que les mots gelés où s'englue Le
jour qui sans espoir se lève
|
|
|
Le
sujet de cet ouvrage est les femmes : femmes
photographes, femmes photographiées. Ce thème, que l'on
pourrait penser restrictif, propose au contraire une histoire
inédite de la photographie du XXe siècle. Inédit, ce
sujet l'est à plus d'un titre car il permet de répondre à
une question simple : existe-il un regard spécifiquement
féminin ? Grâce à un volumineux cahier de
photographies (cent-soixante), les deux auteurs ont d'abord
voulu apporter une première réponse visuelle et
chronologique à cette interrogation. Sobrement reproduites,
les images parlent d'elles-mêmes. Les sujets de prédilection ?
L'intime, les relations entre les générations, la maternité,
la confrontation avec les hommes, bref une connaissance de soi
dégagé de toutes les conventions issues du monde masculin.
L'essai qui ouvre le livre restitue avec cohérence cette
profusion de thèmes qui ne cessent d'évoluer en même temps
que les mentalités. Photos de femmes ne vise donc pas
à l'exhaustivité même si son caractère encyclopédique mérite
d'être signalé (de Berenice Abbott à Clara Zetkin en
passant par Francesca Woodman, Virginia Woolf, Bettina Rheims,
Cindy Sherman, Lisette Model, Tina Modotti...). Simplement, ce
livre démontre que dans un monde longtemps dominé par le
regard des hommes, les femmes construisent désormais des représentations
ou l'ironie, la tendresse et le regard critique se mélangent
pour former une représentation inédite du monde, une représentation
où l'autre, une femme, n'est qu'un double étrangement
familier incarnant désirs et craintes
|
|
|
Comment
les faire craquer ? L'Art d'aimer pourrait
s'appeler aussi "Hommes, mode d'emploi". De la leçon
numéro 1 "Lui offrir un peu d'ivresse" à la
leçon numéro 49 "Prolonger la magie du premier
regard", L'Art d'aimer. 10 ans de leçons de séduction
offre un éventail de détails dont l'œil se délecte. Du
raffinement de la dentelle au nœud de la petite culotte, des
décolletés plongeants à la cambrure des reins, de l'intitulé
même des leçons pleines d'un humour coquin, voici un livre
qui est une véritable ode à la séduction. Qui est
d'ailleurs la femme Aubade ? D'après Ann-Charlotte,
l'une des créatrices, "La femme Aubade est une femme qui
est en accord avec sa féminité et son corps." Pour Françoise,
qui travaille également chez Aubade, "La femme Aubade,
c'est quelqu'un qui a de l'esprit, de l'humour ; il faut
du vécu pour ça. Elle gère complètement le jeu de la séduction
et fixe même la barre assez haut. Elle aime son corps, connaît
ses atouts et les met en valeur… mais seulement quand elle
le veut ! Elle est maîtresse d'elle-même."
|
|
|
Premier
volet d'une collection retraçant la merveilleuse aventure de
cet art moderne entre tous qu'est la photographie, Nu présente
une sélection de 140 des plus belles photographies de nus de
1850 à nos jours, sélection originale effectuée par Roger
Thérond, l'un des plus célèbres collectionneurs français.
Organisé selon 13 thématiques (nus modèles des peintres,
nus académiques, nus voilés, nus étranges, ombres et lumières,
nus exotiques, nus masculins, nus athlétiques, nus de dos,
etc.), ce livre joue sur des associations graphiques étonnantes,
qui mettent en correspondance des artistes tels Erwin
Blumenfeld et André Sougez, Herbe Ritts et Martin Landau,
George Platt Lynes et Outerbridge, Gustave Le Gray et Bettina
Rheims.
On le croit pur, il est ambigu. On le croit païen, il est
mystique. On le croit naturel, il est pervers. Il fait rêver
et on le craint." Canaille ou artistique, libéré ou
emblématique, scientifique, supplicié, naturel ou délibérément
glamour, le nu a inspiré toutes les générations de
photographes et apparaît comme un extraordinaire révélateur
de l'évolution des moeurs. Si les premières photographies de
nus sont difficiles à dater de façon précise, les clichés
interdits circulent très rapidement sous le manteau et il
faut attendre le début du Xxe siècle pour que le genre
finisse enfin par s'affranchir. Bill Brandt, Robert
Mapplethorpe, Germaine Krull, Will McBride, Frantisek Drtikol,
Lazlo Moholy-Nagy et Brassaï ont, parmi beaucoup d'autres,
travaillé à une esthétique proprement photographique du
corps, dont cet ouvrage présente un fascinant florilège.
Collectionneur de photographies, Roger Thérond a sélectionné
des oeuvres datant de 1850 à nos jours. Cet hymne à la beauté
du nu photographié se contemple à la manière d'une
bouleversante exposition de tableaux.
|
|
|
Il
inspire, il fascine, il attire, représente. Le corps,
toujours recommencé, toujours photographié. Tel est l'objet
de cet ouvrage qui rend compte d'un genre, d'un sujet, d'un thème,
décliné sur un siècle, en cent images, de 1900 à l'an 2000 :
la photographie érotique (du soft au hard), le glamour, la
mode, la publicité, tout ce qu'il y a de séduction dans le
corps... Mais encore le royaume du rêve et de l'invention, la
fantaisie visuelle, illustrée par des collages et des
photomontages jusqu'aux photos reportage du corps en
souffrance, martyr des conflits ici et là. Documentation, éducation,
communication, exploitation, excitation, célébration...
Telles sont donc les fonctions de la photographie du corps en
un siècle d'images. Et de retrouver ainsi Marilyn Roses par
Bert Stern, Jesse Owens par Leni Riefenstahl, Le Violon
d'Ingres de Man Ray ; des oeuvres de Sally Mann, d'Edward
Weston, Bill Brandt, Alexandre Rodchenko ou encore Hans
Bellmer, Joël-Peter Witkin et Brassaï
|
|
|
|
|
|