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Les Almoravides (en arabe al-Murabitun), guerriers rigoristes de l'islam, dont le mouvement
était né dans le sud de la Mauritanie actuelle parmi les nomades Sanhadja, allaient dominer
la région à partir de 1062, date à laquelle ils fondèrent Marrakech, au croisement des routes
commerciales entre le monde arabe et le Sahara. Leur expansion se fit à la fois en direction
de l'Espagne musulmane et de l'Afrique noire. En 1086, ils battaient, à Zellaca, le roi Alphonse XI.
Au sud, ils emportaient, en 1077, une victoire décisive sur l'empire du Ghana, prenant ainsi
le contrôle du commerce de l'or. Au début du XIIe siècle, l'empire almoravide comprenait l'Espagne
musulmane, le Maghreb occidental et central ainsi que le Sahara. Mais un nouveau mouvement
réformateur se dressa contre eux. La venue au pouvoir des Almohades, en 1147, marqua le triomphe
des Berbères sédentaires de l'Anti-Atlas. Dans sa plus large extension, les Almohades exerçaient
leur autorité sur l'actuelle Algérie, la Tunisie, la Libye, ainsi que sur une partie du Portugal et de l'Espagne.
En 1212, la bataille de Las Navas de Tolosa, sur le sol espagnol, au cours de laquelle les armées
chrétiennes vainquirent les troupes musulmanes, marqua le début du déclin des Almohades et de
l'Espagne musulmane. Les Beni Merin, des Berbères qui avaient été poussés vers le sud du Maroc
par les invasions arabes, en profitèrent pour se soulever. En 1269, les Mérinides parvinrent à
s'imposer sur le trône!; ils fixèrent leur capitale à Fès qu'ils firent doubler par une nouvelle
cité, Fes el-Djid (Fès-la-Neuve). Les Mérinides ne purent cependant maintenir l'empire maghrébin
des Almohades. Ils perdirent le contrôle des routes sahariennes et s'engagèrent dans de coûteuses
opérations militaires dans la péninsule Ibérique, luttant contre l'avancée des princes chrétiens
ou prenant parti dans les conflits entre princes musulmans d'Andalousie. La Reconquista (reconquête)
gagna bientôt le territoire marocain lui-même. Espagnols et Portugais se partagèrent les côtes en zones
d'influence : les rivages méditerranéens revinrent à l'Espagne et le littoral Atlantique échut au Portugal.
En 1415, le port de Ceuta fut pris aux musulmans andalous par les Portugais!; Melilla tomba aux mains
des Espagnols en 1497.
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 | |  | | | | Auteur : Gabriel Camps
Connus dès le temps des pharaons égyptiens, les Berbères ont occupé un immense territoire, de la Méditerranée au sud du Niger, de l'Atlantique au voisinage du Nil. Les millénaires ont passé et, malgré les vicissitudes d'une histoire particulièrement mouvementée, des groupes de populations berbères subsistent de nos jours dans une douzaine de pays africains, coupés les uns des autres mais fidèles pour la plupart à leur culture, à leur langue et à leurs traditions.
Paru en 1980, cet ouvrage de Gabriel Camps proposait pour la première fois une étude complète de l'histoire et de l'identité berbères, prenant en compte toutes les disciplines - archéologie, géographie, ethnologie, linguistique, arts... - avec une exigence scientifique et une qualité de synthèse qui en font aujourd'hui encore une référence aussi incontestée qu'inégalée. Cette édition est présentée par Salem Chaker, professeur à l'INALCO, spécialiste de linguistique berbère. | | | | | | |  | |  | |
 | |  | | | | Auteur : Jean Servier
« Le terme de Berbère, écrivait Jean Servier, par lequel nous avons l'habitude de désigner les plus anciens habitants de l'Afrique du Nord est, en fait, un terme inadéquat puisque dérivé du grec barbaroi et, par-delà, du sémitique, puis de l'arabe brabra. Il désigne en premier des gens dont on ne comprend pas la langue. C'est une appellation méprisante donnée par un vainqueur à un vaincu ou par un voyageur sûr d'appartenir à une civilisation supérieure. Ce n'est pas le nom qu'un peuple se donne à lui-même. »
Embrassant l'art, la civilisation, la population, la langue et l'histoire, cet ouvrage propose, pour reprendre les mots d'Ibn Khaldoun, « une série de faits qui prouvent que les Berbères ont toujours été un peuple puissant, redoutable, brave et nombreux | | | | | | |  | |  | |
 | |  | | | | Auteur : Michel Quitout
Au moment où l'on assiste à une évolution sensible du discours officiel dans les deux principaux pays berbérophones, l'Algérie et le Maroc, au sujet du statut de la langue berbère et de son enseignement, et d'une manière générale, au sujet de la culture amazigh, cet ouvrage de grammaire arrive à propos. Michel Quitout, professeur de berbère lui-même et berbérophone natif, se propose de donner de sa langue plusieurs fois millénaire, une description rationnelle qui permet non seulement de saisir ses structures fondamentales, mais aussi de connaître les règles précises de sa transcription correcte. Il met ainsi à la disposition du lecteur, de l'étudiant ou même de l'enseignant un outil de travail qui répond aux besoins de la clarté, de la simplicité et de la scientificité. | | | | | | |  | |  | |
 | |  | | | | Auteur :
Ces vingt-six contes forment une unité avec les onze publiés en 1985 sous le titre Contes berbères du Grand Atlas par le Conseil international de la langue française, et dont le professeur Fernand Bentolila a écrit que ce sont des textes dont la notation phonologique est " très sûre ", le commentaire grammatical " de très haut niveau ", et que " les linguistes trouveront là une masse d'exemples des plus intéressants ". Comme dans ce premier recueil, le conteur principal, Abdesslam n Id Bram, donne ici toute sa mesure et rend captivants aussi bien les contes facétieux, " pleins de malice, avec des dénouements piquants ", que les contes d'animaux avec les personnages classiques du chacal et du hérisson. En fin de volume, le commentaire d'Annick Zennaki sait en dégager toute la valeur littéraire. | | | | | | |  | |  | |
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