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Des vestiges d'«!archanthropiens!» (datant de 400 000 ans environ) ont été découverts
près de Casablanca. Le Maroc est riche en vestiges paléolithiques (galets aménagés,
bifaces acheuléens, faciès moustériens), dont des pointes atériennes spécifiques de
l'Afrique du Nord (jusqu'à moins 10 000 ans environ) et du Sahara ont été utilisées
jusqu'au Néolithique. Les populations qui s'installèrent peu après dans la région étaient
probablement originaires d'Europe et d'Asie et donnèrent naissance aux ancêtres des Berbères
actuels. L'histoire du Maroc commence véritablement avec l'arrivée des Phéniciens, qui fondèrent
des comptoirs de commerce sur la côte méditerranéenne d'Afrique du Nord
au XIIe siècle av. J.-C. sur des sites portant des noms d'origine berbère
et devenus de grands ports, tels Tanger, Casablanca ou Melilla. La civilisation phénicienne
rayonna sur la région durant un millénaire!; l'usage des métaux se répandit, des plantes nouvelles
furent introduites, la langue et la religion des Phéniciens se diffusèrent également.
A l'intérieur des terres, des royaumes berbères furent fondés : celui de Maurétanie,
apparu au IVe siècle av. J.-C. dans le nord du Maroc et à l'est, celui des Masaesyles.
Les colonies phéniciennes tombèrent ensuite aux mains des Carthaginois qui étendirent leur présence
dans l'arrière-pays où, engagés dans la lutte contre Rome, ils passèrent des accords
avec les chefs locaux, pour s'assurer notamment du libre passage par le détroit de Gibraltar.
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 | |  | | | | Auteur : Badr-Eddine Arodaky
Réputés pour leurs talents de navigateurs et de marchands comme pour la richesse fastueuse de leurs mythiques cités-Etats (Byblos, Carthage, Sidon, Tyr...), les Phéniciens ont influencé tout le Bassin méditerranéen au cours du Ier millénaire avant l'ère chrétienne. Une influence aussi bien culturelle, économique que scientifique. Ce regard inédit sur la civilisation et l'art phéniciens nous entraîne dans une prodigieuse épopée autour de la Méditerranée, à la rencontre du peuple qui a diffusé l'alphabet et dont l'héritage a largement contribué à façonner la civilisation occidentale. | | | | | | |  | |  | |
 | |  | | | | Auteur : Ignace Dalle
Ce qui frappe d'emblée le visiteur au Maroc, c'est la beauté du pays. Devant les paysages grandioses de l'Atlas ou des vallées présahariennes, face aux villages berbères fortifiés ou dans les villes impériales, on n'en finit pas d'admirer le patrimoine naturel et culturel du royaume. Mais le Maroc, c'est aussi une mosaïque de populations d'origines diverses qui forment aujourd'hui une société en pleine transition. Après avoir tourné certaines pages sombres de son histoire, il doit désormais résoudre des problèmes économiques, politiques et écologiques d'une grande complexité. Un guide pour partir à la rencontre d'un pays encore profondément rural, mais qu'on aurait tort de croire immuable, où la religion est omniprésente, mais infiniment plus diverse qu'on ne l'imagine souvent, où le jeune monarque Mohammed VI peine à rompre avec le système verrouillé par Hassan II, mais où la démocrate s'apprend pas à pas. | | | | | | |  | |  | |
 | |  | | | | Auteur : Mohamed Salahdine
Profondément original à plus d'un titre, le Maroc présente des particularités sociales, politiques et économiques qui ne cessent d'intriguer les observateurs les plus avertis de la réalité du monde arabe et africain. Ce livre, en étudiant, à partir d'une documentation dense et plurielle, les mécanismes socio-économiques fondamentaux d'évolution et de fonctionnement de la société marocaine, contribue certainement à combler une lacune. Mais le travail serait inachevé et l'entreprise manquerait d'élan si ce destin singulier que connaît le Maroc ne faisait pas l'objet d'un essai d'interprétation. Ainsi, en se penchant sur une période décisive de l'histoire du Maroc, l'auteur analyse en détail et s'interroge sur le Processus de transformation d'une société en mouvement, en mettant en lumière les conséquences contradictoires de l'implantation capitaliste au Maroc. En raison de l'importance des questions traitées, de la densité et de la qualité de l'information, cette publication vient à son heure et fait de cet ouvrage un remarquable instrument de travail qui ne manquera pas d'ébranler bien des certitudes. | | | | | | |  | |  | |
 | |  | | | | Auteur : Mohamed Tozy
Ce livre, dont la première édition est parue quelques mois avant la mort du roi Hassan II, identifie les principaux changements en cours dans le système politique marocain, en esquisse les limites et en évalue les chances de réussite. La mort d'un roi qui a régné durant trente©huit ans ouvre une séquence historique durant laquelle les repères peuvent être redéfinis. Le système marocain est agité par une double tension, qui neutralise toute velléité de transformation radicale . L'enracinement d'une culture autoritaire, d'abord, qui vaut aussi bien pour la monarchie que pour la classe politique. La centralité de la religion, ensuite, dans le dispositif de légitimation du pouvoir en place et dans la construction d'un contre©projet de société. L'actualité récente conforte l'analyse. Le fonctionnement presque automatique de la succession à la mort de Hassan II montre bien l'hégémonie d'une culture de cour qui a su gagner en efficacité en utilisant le potentiel d'un Etat consolidé, sans pour autant perdre du subtil savoir©faire qui la caractérise et qui donne à la manière dont elle gère les hommes, les situations et les biens, la qualité d'un travail " cousu main ".Le taouil qui est précisément, en arabe marocain, le soin, l'art et la manière mis à accomplir un geste, une action, voire à énoncer un propos, a dominé les quarante jours de deuil observé après la mort de Hassan II. Sous l'harmonie du geste et de la parole, on retrouve le Makhzen : la culture de cour est réinventée en permanence pour absorber les tensions et exprimer, sous une patine d'authenticité, les changements de direction, voire les petites révolutions. | | | | | | |  | |  | |
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