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Situation et Carte du Maroc

Carte du Maroc

Carte du Maroc


À l’extrémité nord-ouest du continent africain, le Maroc se présente comme un rectangle harmonieux, limité au nord par la «Mère Méditerranée », à l’ouest par la longue courbe atlantique qui va des fraîcheurs tangéroises à la canicule saharienne. La frontière orientale nord-sud le sépare de la zone sœur de l’Oranais algérien, tandis que la frontière sud, souvent imprécise et source de conflits, rend le Maroc voisin de l’Algérie et de la Mauritanie. Son nom, Maroc venu de l’espagnol Marrueccos, a pour origine le nom de la capitale du Sud : Marrakech; mais c’est faire bon poids des autres villes du pays. En arabe, son nom est Maghreb, le pays du couchant. Pour le différencier de l’ensemble de l’Afrique du Nord, on ajoute l’adjectif Al-Aqsa : le plus éloigné, l’extrême, les choses étant vues depuis l’Orient arabe, ou Machrek.

Le Maroc possède d’importantes montagnes. Au nord, parallèle à la côte méditerranéenne, la chaîne du Rif, sœur jumelle de la sierra Nevada espagnole. Le Rif délimite une plaine côtière méditerranéenne parfois réduite à quelques centaines de mètres quand elle n’est pas totalement inexistante comme à Al-Hoceima où la montagne qui vient se jeter dans l’eau crée un site portuaire restreint, et un site touristique de première qualité. Quelques petites vallées. d’altitude moyenne, verdoyantes et souvent arrosées rappellent certains paysages français des Pyrénées orientales. Un très vaste cirque accueille sur le flanc occidental, donc ouvert aux rayons du soleil, la magnifique ville de Chefchaouen (ou Chaouen), tandis que le plateau qui mène vers la frontière algérienne voit la ville de Ketama siéger au carrefour de l’ancienne route Est-ouest et de la « route de l’Unité » venant du sud. La ville de Tétouan, capitale de cette ancienne zone, marque à 10 kilomètres de la plage méditerranéenne l’extrémité occidentale du Rif. L’immense bloc de l’Atlas se divise en Moyen Atlas au nord, Haut Atlas au centre et Anti-Atlas au sud. Ces trois chaînes parallèles et dirigées selon un axe sud-ouest – nord-est sont en fait le château d’eau du Maroc, mais aussi un obstacle à la circulation, tout en donnant à ce pays une originalité de paysage, une pluralité de régions et une multiplicité de sites à découvrir.

L’ Atlas offre à la fois des stations de ski, des microclimats aux végétations étonnantes, une barrière ouest-est qui fait passer en quelques kilomètres de contrées atlanticoméditerranéens chaudes et humides aux sites prédésertiques chauds et secs, après une courte étape froide dans les sommets. Nous n’évoquons qu’au passage les différences de paysage et de végétation que l’on peut trouver en quelques kilomètres entre deux hautes vallées du Haut Atlas séparées à vol d’oiseau d’une trentaine de kilomètres et qui, dans la direction sud-ouest nord-est, offrent l’une, celle du Todra, un exemple type de végétation présaharienne (palmeraies, etc.), l’autre, celle du Dades, un modèle de végétation méditerranéenne avec ses amandiers et ses pêchers fleuris au printemps.

La côte méditerranéenne est relativement pauvre en fleuves à l’exception de l’immense et miraculeuse Moulouya qui, dans une région rigoureusement sèche, apporte avec ses affluents une possibilité de vie tout au long de son cours; le fleuve Nador vient se jeter dans la Méditerranée près d’Al-Hoceima, et le petit oued Laou rejoint également la Méditerranée à quelques kilomètres de Tétouan.

C’est la côte atlantique qui draine vers elle le grand réseau hydrographique marocain. Du nord vers le sud, le fleuve Loukos, qui se lette vers Larache, a longtemps constitué la frontière entre les zones française et espagnole. Il recueille une partie des eaux du Rif pour les rejeter, après la traversée d’une longue plaine littorale, dans l’Atlantique.

Plus au sud, né dans le Moyen Atlas, le Sebou constitue avec ses nombreux affluents un réseau suivant une longue courbe qui, de la région de Boulemane, s’incline vers le nord, dépasse la région de Fès pour s’incurver dans la grande plaine de Rharb et venir rejoindre l’Océan à Kenitra. 40 kilomètres séparent cette ville de la métropole de Rabat et de Salé, divisées par le fleuve Bouregreg aux dimensions beaucoup plus modestes. La série des petites rivières qui séparent Rabat de Casablanca (90 km) ne doit pas faire oublier, à 150 km au sud de la capitale économique, le grand oued Oum er-Rbia (la « mère du printemps») qui, depuis sa naissance au cœur du Moyen Atlas tout près des sites touristiques qui font rêver, irrigue et fait vivre la zone montagneuse qui borde l’Atlas à l’ouest, et la très vaste plaine de la Chaouïa tout au sud de Casablanca. L’oued Tensift, qui avec son affluent l’oued Nfis enserre la région de Marrakech, apporte à cette région méridionale une certaine vitalité. Le grand fleuve du Sud qui se jette à 15 kilomètres au sud d’Agadir, l’oued Sous, a quant à lui un rôle beaucoup plus important puisqu’il caractérise toute cette zone à laquelle il donne prospérité, vie et originalité ainsi que son nom. Il faut enfin souligner la nature originale et le rôle primordial des rivières intérieures dont les plus caractéristiques sont l’oued Draa qui naît dans la région de Ouarzazate à la limite de l’Anti-Atlas et du Haut Atlas, plonge vers le sud-est pour disparaître dans la zone saharienne non sans donner vie à la zone à la fois touristique et agricole connue sous le nom de vallée du Draa, véritable antichambre du grand Sud saharien, tandis que la rivière de Dadès, née dans le Haut Atlas, vient confluer près de Ouarzazate après avoir enrichi toute sa vallée, célèbre en particulier par la culture des roses.